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15/06/2014

"Démission! Démission!" crie l'ex-ministre aux co-présidents...

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C'est la déglingue chez ECOLO. Quand on gagne même si on ne sait pas comment on l'a fait, on est tellement content qu'on oublie qu'on ne s'aime pas. Mais quand on perd, alors là, c'est la grosse fâcherie!

Déjà dimanche dernier, le d'habitude si jovial Marcel Cheron fissure tout un parc d'éoliennes sur le plateau 'Mise au point': "Ah je les connais, moi, les CDH!" lance-t-il à Dédé Flahaut cet autre nivellois fustré à chaque élection, et il ajoute "ce sont des menteurs! Les CDH!". Et, il faut reconnaître que Marcel Cheron s'y connait en CDH et même en vieux CDH périmés qu'on appelait jadis PSC. Vers le milieu des années 1980 du siècle précédent, le PSC est déjà tiraillé entre sa gauche et sa droite, les deux côtés de la feuille du centre politique, avec toujours le même résultat, la droite fini par s'imposer. Avec quelques autres cathos de la "gauche" du centre-droit, notre Marcel crée un parti le SeP* censé bouffer l'électorat des écologistes. Puis comme il en fera une tradition personnelle, le parti de Marcel Cheron fait du vent et pas de voix, aux législatives de 1985, il flope et notre Marcel en gilet de sauvetage orange est recueilli sur la barque des écologistes. Voilà pourquoi, notre Cherontocrate** connait si bien les CDH descendants directs des PSC.

Revenons à l'analyse de l'ex-ministre régionale Evelyne Huytebroeck. Les co-présidents d'écolo doivent tirer la leçon de l'échec du parti aux élections du 25 mai dernier et démissionner. D'ailleurs, elle-même avait démissionné de la co-présidence d'écolo en 2003. Deux réflexions sur cette prise de position:

1. En réclamant la démission du duo présidentiel, l'ex-ministre designe les co-présidents comme les seuls et uniques responsables de la déroute du parti vert! La Ponceuse Pilate de Forest se lavant les mains, et celles de ses copains ministres: Doulkeridis, Henry et Nolet, de toutes implications dans le naufrage de leur 'Titanique'. Elle a sûrement raison quand on se souvient du brio des quatres mousquetaires ministériels... Mieux vaut ne pas trop analyser ces années de mandats.

2. La stratégie de la démission a été éprouvée et validée par l'ex-ministre, puisque démissionner de la présidence du parti en 2003 ne l'empêchera pas de devenir ministre quelques mois plus tard. Evidemment de bilan négatif en bilan négatif on ne s'étonne pas de la raclée du 25 mai...

* Solidarté et Participation (SeP) est un ancien mouvement créé le 26 mars 1983 à Nivelles, puis parti politique en 1985 issu du MOC. Il a subi un échec électoral aux élections législatives et provinciales de 1985.

** Marcel Cheron siège depuis 23 ans sans discontinuité dans un parlement ou l'autre où une demi douzaine de sièges se souviennent de son éloquence. 

23:06 | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : élections 2014, écolo |  Facebook | |  Imprimer | | | | Pin it! | |  del.icio.us

Commentaires

Tu sous-entends qur Cheron pète dans les coussins?

Écrit par : Lambert Poujade | 16/06/2014

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