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pervers

  • Mon pépé chez les béguines

    Pour soutenir Josy Dubié dans sa lutte contre l'oubli, nous vous proposerons quelques uns des nombreux souvenirs de ce baroudoeufs dur. Marin au long court dans la marchande, grand reporter à la RTBF, pensionné des Nations-Unies, sénateur honoraire élu sur les listes écolos. Athée et laïc, Josy Dubié habite rue du Cardinal, ce qui en soit est déjà amusant.

    3 - 18 dubié excisé.jpgAujourd'hui, en exclusivité, un souvenir extraordinaire et invérifiable de Josy Dubié.

    Où Josyke échappe à la furie d'un vieux marin breton

    Engagé, à l'âge de 13 ans (*), comme mousse à bord du cargo "La Lèche-frite" battant pavillon belge. Josy a vécu une aventure étrange comme tous les marins qui ont fait la traversée de l'atlantique depuis la Santa Maria. La Lèche-frite comme son nom l'indique est un minéralier spécialisé dans le transport d'huile d'olive usée. Les conteneurs d'huiles de fritures usées sont embarqués à Zeebrugge et le Lèche-frite prend la marée et met, comme chaque fois, le cap sur l'Islande. Pendant le voyage, les marins, et les mousses, filtrent les huiles. Après avoir rigoureusement séparé les huiles encore claires des matières épaisses, les premières sont misent en bouteille et revendues au sardiniers qui font l'Islande (relire "Pauvres pécheurs d'Islande" de Marcel de Saint-Jean (**), une ode ouvrière à la gloire des mariniers croyants. Tandis que les secondes sont revendues à des chalutiers bretons qui les déversaient sur les côtes de Bretagne dans le but de promouvoir le mouvement écologiste-indépendantiste local.

    Notre Josy, devenu athée par apparition (cf. épisode précédent daté du 15/03/2010), prend conscience avec horterreur (néologisme exprimant à la fois l'horreur et la terreur) qu'il s'est embarqué chez les cathos, il décide de se jeter à la mer dès que le Lèche-frite croise un autre navire. Dans l'attente de ce navire, Josyke se cache dans l'énorme citerne accrochée à l'arrière du Lèche-frite. Vous devinez la suite, tout se passa bien et il y fut heureux jusqu'au jour où s'approchant des côtes d'Armor, les marins ont déversé l'huile épaisse qu'ils vident dans la mer gluante. Josy aussi.

    Sur la plage, les bretons pauvres ramassaient les déchets rejetés par les marées. Josy fut aperçu par un vieux pêcheurs myope, retraité et affamé qui tente (tante?) de l'attraper pour lui couper les pompons roux. Couleur de pompon totalement inconnue en Bretagne. Josyke glissa des mains du collectionneurs pervers (grâce à l'huile!) et s'encouru jusqu'à l'église de Saint-Castrat où un prêtre résistant nommé l'abbé Propre (du nom de sa mère la bonne du curé Tissant)  le sauva d'une carrière à la Farinelli.

    Quelle belle histoire! La semaine prochaine, oncle Josy vous racontera comment, à Cinécittà,  il a failli reprendre au pied levé, le rôle de composition d'un certain Rocco Siegfredi devenu célèbre depuis dans l'harponage du thon

     

    (*) Soit en 1953, deux ans après l'épisode de l'abbé pervers de Saint-Josse-les-Noix.

    (**) Nouvelle parue dans le recueil "Apocalypse une fois". Marcel de Saint-Jean fondateur du mouvement littéraire de tendance nudiste. Les adeptes de ce mouvement littéraire ne pouvaient écrire que nus. Ils produisaient des textes déshabillés de toutes fioritures ou dentelles en opposition au Marquis de Sade qui s'il déshabillait ses héroïnes, écrivait en costume de dentelles.